Alors qu’une réforme de l’étiquetage nutritionnel des aliments pré-emballés entre en vigueur à partir de ce mardi 13 décembre dans l’Union européenne, le SPF Santé publique et la fédération de l’industrie alimentaire belge (Fevia) ont annoncé lundi le lancement d’une vidéo éducative à destination des consommateurs.

Désormais, un tableau, similaire dans tous les pays de l’UE, devra obligatoirement figurer sur chaque emballage pour informer les Européens sur les calories, les matières grasses (dont les acides gras saturés), les glucides (dont les sucres), les protéines et le sel que les aliments contiennent.

De manière volontaire, les entreprises peuvent aussi donner des informations sur d’autres nutriments, comme les vitamines et les minéraux (fer, calcium, magnésium, etc.). Dans ce cas, les entreprises peuvent indiquer le « pourcentage des apports de référence », qui montre ce que représente un nutriment par rapport à la quantité maximale qu’il est conseillé de consommer et permet au consommateur de ne pas sur-consommer.

Afin de permettre aux consommateurs de se familiariser avec ce nouvel étiquetage, le SPF Santé publique et la Fevia ont réalisé une vidéo qui explique « de manière simple et ludique » comment lire ces étiquettes.

« La vidéo sur l’étiquetage nutritionnel que nous lançons aujourd’hui (lundi, NDLR) ensemble contribue à notre engagement pour promouvoir une alimentation équilibrée. Comme avec la ‘Convention alimentation équilibrée’, que nous avons signée récemment avec la ministre de la Santé, nous mettons en œuvre, en collaboration avec des partenaires clés, des moyens pour aider les consommateurs à adopter un mode d’alimentation plus équilibré », explique Chris Moris, directeur général de la Fevia, cité dans un communiqué.

Un étiquetage incomplet

C’est un pas dans la bonne direction, même s’il est loin d’être complet pour assurer une alimentation équilibrée, selon Nicolas Guggenbühl, nutritionniste. « Par exemple, il n’y a pas de distinction entre les sucres naturels et ajoutés. Or, ce sont ces derniers qu’il faut limiter, et l’étiquetage ne donne que l’information en sucres totaux (…) Ca ne va pas non plus aider à atteindre certains objectifs nutritionnels prioritaires comme manger plus de fruits et légumes, manger plus de céréales complètes, des objectifs qu’on ne retrouve pas du tout dans cet étiquetage nutritionnel ». Certaines associations de consommateurs auraient ainsi préféré des couleurs vertes, oranges et rouges sur les aliments à consommer avec ou sans modération.

Dans nos magasins, rien ne va changer radicalement aujourd’hui. Les industriels peuvent encore écouler leur stocks de produits avec les anciennes étiquettes, jusqu’à leur date de péremption. Des contrôles sont prévus par la suite, ils seront réalisés par l’AFSCA, l’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire.

 

Source : rtbf